En quête de nouvelles technologies :
TRUCAGES ET EFFETS SPECIAUX
Trucages et effets spéciaux sont intimement liés à l’histoire du cinéma, depuis ses origines. Imperceptibles ou ostentatoires, ils ont permis à nombre d’auteurs de mettre en image leur univers. Avec deux programmes, dont un consacré au patrimoine, nous vous invitons à pénétrer dans le monde trompeur et parfois déroutant des trucages et effets spéciaux... celui d’hier et de demain !
Après avoir abordé, lors des éditions précédentes, la couleur et le son nous vous proposons d’explorer l’univers des trucages et des effets spéciaux.
Deux programmes, dont l’un consacré au patrimoine, nous permettrons d’aborder le sujet toujours fascinant, trompeur et parfois déroutant du monde du trucage et des effets spéciaux.
“ 720 x 576 EFX ” : trucages en vidéo.
Projection : Vendredi 3 décembre à 18h30 Ecole Supérieure d’Art
Le lien entre effets spéciaux, nouvelles technologies et vidéo est évident. Le support vidéo a redéfini techniquement ce que peut être une image : 720 x 576 lignes de pixels. Ce qui ouvre de multiples possibilités de trucages car l’image est modifiable au pixel près. Plus sophistiqués depuis l’avènement de la vidéo numérique, ces films nous emmènent dans les champs de l’expérimentation et des images “ nouvelles ”.
Certains films du programme sont interdits aux moins de 18 ans.
Distant Activities de Steina Vasulka (7mn/1972/Etats-Unis)
Le protagoniste de ce film est un feed-back vidéo, traité et contrôlé par un incrustateur vidéo : le son résulte des signaux vidéo interfacés avec un synthétiseur audio (outil spécial : Dual Colorizer).
Strange Sunday de Jean-Philippe Farber(10mn/2004/France-Royaume-Uni)
Parc de Babelsberg, Berlin. Il y a trois mois j'ai rencontré Nerlin pour trouver mon chemin vers le passé…
Even odd Even de Barb ara Doser (8mn/2004/Autriche)
Even Odd Even est l'interprétation artistique d'une analyse, basée sur le temps et l'espace, d'un "feedback vidéo" (une caméra est pointée sur un moniteur auquel elle est branchée, enregistrant l'image de ce moniteur tout en lui renvoyant cette image simultanément) ; aperçu d'un monde fascinant fait de complexité spatiale et de comportement dynamique. L'apparemment caché devient visible par un procédé d'expérience esthétique.
Starship de Bernard Gigounon (6mn/2003/Belgique)
Un spectacle d'avions flottants qui parfois, après une courte pause, effectuent un par un des courbes et des vrilles sur une musique dramatique, composée par l'auteur lui-même : une expérience impressionnante, qui rappelle les films de science-fiction comme Star Wars. C'est en y regardant de plus près que le spectateur réalisera que ces avions ne sont pas issus de l'imagination de l'artiste...
Stratégie, geste et signe de Pierre-Yves Cruaud (6mn/2004/France)
Comédie politique mettant en scène la construction d’un cliché médiatique à la cordialité suspecte.
Electronic Performers (Air), clip de Machine Molle (Arnaud Ganzerli, Jérôme Blanquet et Laurent Bourdoiseau) (6mn/2003/France)
Un programme informatique convertit l’intention sonore en une représentation visuelle, suivant la théorie scientifique de modélisation des "super-cordes". Impossible dès lors de déterminer d’où vient le rythme, l’algorithme agissant à la manière d’un oscilloscope. Machine Molle réactualise l’imagerie expérimentale synchrone argentique classique d’Oscar Fischinger ou
de Norman McLaren. (Thomas Schmitt in Repér ages n °45)
Desde La Memoria de Christina von Greve (7mn30/2003/Allemagne-Espagne)
Ce film retrace des souvenirs de la guerre civile espagnole et de la dictature de Franco. Des extraits d’interviews de témoins de l’époque, des archives falsifiées et des prises de vue de la vie quotidienne espagnole ont été condensées afin de réaliser un montage expérimental. Les fragments d’images et de sons se trouvent dans un rapport d’interdépendance et laissent tel un courant d’idées collectif apparaître les souffrances à l’époque de la guerre et de l’oppression.
Don’t Touch Me When I Start To Feel Safe de Brigitta Bödenauer (5mn/2003/Autriche)
Les mécanismes de protection vus à travers l'architecture et les corps en tant que structures agressées par des moment de "contact" avec "l'extérieur". Sur la musique de Pavlov/COH, dans une cascade finale de colonnes vertébrales, de statues et d'environnements urbains, l'image commence à absorber ce rythme fluctuant entre sécurité et irritation.
La TV nous encule-Fuck the TV de Lionel Soukaz (5mn/2002/France)
"A la télévision, les speakers ne sont jamais devant l’écran : l’image est toujours derrière eux, jamais devant. A la télévision, ils ne voient rien. Ils ne voient rien parce qu’ils tournent le dos aux images. L’image est derrière, ils ne peuvent pas la voir. C’est l’image qui les voit, et ce sont ceux qui manipulent les images qui les voient et qui poussent le speaker des actualités au cul. Et c’est comme ça qu’on se fait… enculer." Jean-Luc Godard.
Bataille de Nicolas Provost (7mn/2003/Belgique)
Des images de Rashomon de Kurosawa sont soumises à un effet de miroir pour créer des formes éthérées qui se fondent les unes dans les autres et ressurgissent à l'infini.
Unfolding de Egbert Mittelstadt (4mn/2002/Allemagne)
Une technique photographique spéciale peut exposer le film sans interruption, de façon continue. La caméra a capturé lesmouvements du modèle et les a enregistrés sur la bande, comme un scanner. Les images d’une caméra-vidéo qui enregistrait sur l’image photographique.
Les Poissons font des bulles de Claude Ciccolella (7mn40/2001/France)
La matière électronique est-elle africaine, occidentale ou orientale ?
Cocoon (Björk), clip de Heiko Ishioka (5mn/2001/Royaume-Uni)
3ème single de Vespertine. Dans un costume blanc, les sourcils décolorés, Björk supplie des fils rouges translucides de s'extraire de son ventre et de l'envelopper dans un cocon, tandis qu'elle chante avec passion l'amour qu'elle vient de trouver.
Jason et les Argonautes (Jason and the argonauts)
de Don Chaffey (USA, 1963, 103mn)
présenté par l’Institut de l’Image
Projection : Jeudi 2 décembre à 20h30 Salle Armand Lunel - Cité du Livre
L’Institut de l’Image, fidèle partenaire du Festival, nous propose avec ce film réalisé en 1963 par Don Chaffey de redécouvrir les exploits techniques d’un des plus grands spécialistes des effets spéciaux : Ray Harryhausen.
Un film à ne manquer sous aucun prétexte !
Synopsis : A sa majorité, Jason vient réclamer le trône de Thessalie à Péléas qui fit assassiner son père Eson pour prendre sa place. Mais, rusé, Péléas lui affirme qu’il y consentira à condition qu’il ramène de Colchide la fameuse Toison d’Or dotée de pouvoirs magiques. Jason s’embarque donc sur l’Argos avec quelques guerriers…
Bien que signé Don Chaffey, le film est dû, en grande partie aux exploits techniques de Ray Harryhausen, grand spécialiste des effets spéciaux, et plus précisément de l’animation image par image. Né en 1920 , Harryhausen a collaboré pour la première fois au cinéma avec Willis O’Brien, le « père » de KING KONG, pour MONSIEUR JOE(1949). Le producteur Charles H. Schneer s’associa à lui dès son second film, LE MONSTRE VIENT DE LA MER(1952). A partir de ce moment, les deux hommes allaient devenir le tandem spécialisé le plus célèbre dans la production de films à truquages avec entre autres LES SOUCOUPES VOLANTES ATTAQUENT (1956), LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD(1957), LES VOYAGES DE GULLIVER (1960), LES PREMIERS HOMMES DANS LA LUNE (1964), LA VALLEE DE GWANGI(1969), LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD (1973), SINBAD ET L’ŒIL DU TIGRE (1976), et LE CHOC DES TITANS (1980). Don Chaffey a signé un autre film truqué par Ray Harryhausen, UN MILLION D’ANNEES AVANT JESUS-CHRIST (1966).
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