EUROPE EN COURTS VIII ET IX
Conçu à l’initiative de la Coordination Européenne des Festivals de Cinéma, le programme Europe en Courts permet chaque année au public des festivals adhérents à la Coordination de découvrir la création européenne à travers une thématique différente. Pour cette nouvelle édition du Festival Tous Courts, Europe en Courts VIII et IX, vous invitent à découvrir les univers singuliers de jeunes réalisateurs européens qui ont porté leurs regards sur le cinéma expérimental et fantastique.
Europe en Courts VIII : films expérimentaux
Panorama du cinéma expérimental contemporain en Europe ce programme s’inscrit dans la ligne du Festival Tous Courts, avec des auteurs incontournables tels que Matthias Müller, Zbigniew Rybczynski, Martin Arnold, Yann Beauvais ou en encore Gérard Holthuis, primé à Aix .
Projection : Vendredi 3 décembre à 14h30 Salle Armand Lunel - Cité du Livre
Home Stories de Matthias Müller (6mn/1990/Allemagne)
Home Stories est réalisé à partir de matériel Found Footage et pourtant imprégné d'un esprit original. Des scènes de mélodrames hollywoodiens sont montées de façon à ce que les déesses du cinéma, du fait de la répétition, prennent l'apparence du stéréotype de la victime classique. Les belles fixent du regard une menace se trouvant en dehors de l'image. Mais tout ce qui leur revient, c'est le regard du spectateur. Les héroïnes de Müller ont plusieurs destins, mais jouent un seul rôle. Elles représentent l'observée dans un métier où les regards peuvent tuer. Il est amusant de noter que Müller ne se contente pas d'analyser le mécanisme du voyeurisme: il utilise aussi l'histoire cinématographique de cette règle du jeu comme base de son propre jeu. (Heike Kuehn, Frankfurter Rundschau, 1991)
Kugelkopf de Mara Mattuschka (6mn/1987/Autriche)
L'aspect marquant dans Kugelkopf est la violence et la ténacité avec lesquelles la tête produit ses textes. Après s'être affranchies de l'enveloppe protectrice et dérangeante qu'est la chevelure, des lettres saignent des blessures. Le seul support d'impression est l'imposant pansement fait de bandelettes de gaze. Ne sachant ni où ni quoi sera imprimé, les lettres sont posées à l'aveuglette sur une vitre. L'ordonnancement des lettres se fait au hasard d'un mouvement mécanique, se fondant dans une surface sombre et indéfinissable. (Heike Klippel)
Nowa Ksiazka( New Book )de Zbigniew Rybczynski (10mn/1976/Pologne)
Le film se propose de mettre en scène, de différentes façons et de différents points de vue, un épisode banal. Le protagoniste du film se rend dans une librairie pour y acheter un nouveau livre, et cette action est enregistrée simultanément dans neuf endroits différents. Cette image est reportée sur l'écran qui devient échiquier composé de neuf champs. Cela souligne les corrélations complexes de faits insignifiants, simples et quotidiens.
Routemaster de Ilppo Pohjola (17mn/2000/Finlande)
Routemaster est une mosaïque rythmée sur la vitesse. C'est un montage sur la vitesse de la voiture de course, une fonte du thème avec le matériel du film, et cela traite aussi de l'utilisation de cadavres humains dans les tests de collision. La bande sonore de Routemaster utilise le son du violon électronique retraité par ordinateur, une compulsion rythmique et des envolées sonores pour suggérer l'impression de mouvement et de vitesse de plus en plus rapide. Routemaster est un film qui ressemble à une expérience physique. A la fin, il ne reste plus que le flash noir et blanc de la vitesse, l'impulsion d'une mosaïque en rotation, les détails de corps humains et une bande sonore intense.
Holding the Viewer de Tony Hill (1mn/1993/Angleterre)
Une course cinématographique de montagnes russes aux mains d'un acteur qui tient littéralement le spectateur au bord du gouffre. Basculez au dessus de sa tête sur un toit pour atterrir à ses pieds. Regardez-le peiner pour vous soulever et vous faire tourner. Maintenez-vous difficilement en équilibre au dessus de sa tête pendant qu'il s'empresse de revenir à temps, avant que la magie disparaisse.
HKG de Gerard Holthuis (13mn/1999/Pays-Bas)
En 1988, l'aéroport Kai Tak en plein Hong-Kong a été fermé. Pour les passagers, l'arrivée au-dessus de Kai Tak était une expérience unique. On pouvait lire les journaux dans la rue, expliquait l'un d'eux. Hong-Kong (HKG) est un film sur l'arrivée et le passage des avions au-dessus d'une grande ville. Une observation de la fin de ce siècle.
Work and progress de Vivian Ostrovsky et Yann Beauvais (12mn24/1999/France)
En revenant d'un voyage en Russie en 1990, armés de nos caméras Super 8, Yann Beauvais et moi-même décidâmes de partager nos images et de faire un film à quatre-mains. Le résultat est une projection sur écrans jumeaux utilisant du matériel Footage en Super 8 mêlé à du matériel d'archives des années 60 aux années 80 avec un zeste de classiques russes comme Vertov et Eisenstein. La bande sonore est composée d'éléments divers : enregistrements de bruits de rue, musiques russes variées et extraits de discours de Lénine.
Alone. Life Wastes Andy Hardy de Martin Arnold (15mn/1998/Autriche)
Des scènes de famille, qui dans le film original ne durent que quelques secondes et ne présentent pas d'intérêt particulier, sont sectionnées de façon chirurgicale en images simples. En utilisant la répétition de ces cellules simples ainsi qu'un nouveau rythme - une sorte de procédé de clonage, Arnold crée un sosie monstrueux et amplifié - sur plusieurs minutes - des images originelles. Le message caché de sexe et de violence est révélé au point de tout ébranler. Dans Alone, le croisement de trois films anodins pour adolescents donne naissance à un drame oedipien dans lequel l'amour maternel n'est pas le seul à se transformer en désir de la chair.
Europe en Courts IX : films fantastiques
Pour cette neuvième édition, à laquelle s’est jointe la Fédération Européenne des Festivals de Films Fantastiques, le propos n’est pas de retracer un historique du court métrage fantastique mais de révéler la diversité d’approche avec laquelle cette thématique peut être abordée...
Cette neuvième édition n’a pas pour vocation de retracer l’histoire du court métrage fantastique mais de présenter la diversité avec laquelle on peut aborder cette thématique... frissons et fous rires garantis !
Projection : Mercredi 1er décembre à 16h30 Salle Armand Lunel- Cité du Livre
A Margem-Aside de Joao Carrilho(12mn/2001/Portugal)
Un couple et leur fils, une résidence d’été près d’un lac, une dernière baignade et puis…
Copy Shop de Virgil Widrich (12mn/2001/Autriche)
L’histoire d’un homme qui se photocopie lui-même jusqu’à en remplir le monde entier…
La flamme de Ron Dyens (3mn/2001/France)
Dans les années 20, deux amoureux sur la plage…mais des problèmes techniques vont les contrarier…
Kala-Fish de Jonathan Davies (12mn/2002/Finlande)
L’histoire d’un poisson…
Nosferatu Tango de Zoltan Horvath (13mn/2002/Suisse-France)
Un moustique tombe éperdument amoureux d’un vampire. En quête de sang frais, les deux plongent dans un monde baroque, bizarre et dangereux…
Oh my God !? de Christophe Van Rompaey (9mn/2001/Belgique)
Une jeune femme se réveille coincée dans le coffre d’une voiture. Ce n’est pas ainsi qu’elle imaginait passer son anniversaire…
Paradisiaque de Igor Pejic (4mn/2001/France)
Un extra-terrestre arrive sur terre par accident. Il découvre les fleurs, les plantes, les animaux…et l’homme…
Staplerfahrer Klaus-Forklift Driver Klaus de Jörg Wagner et Stefan Prehn (9mn30/2001/Allemagne)
Une parodie sanglante d’un film de formation d’entreprise au sujet des dangers inhérents à la conduite d’un clark.
Tag 26 de Andreas Samland (18mn/2002/Allemagne)
26ème jour après la catastrophe. Deux survivants en recherchent d’autres… Ils tombent en panne sèche…
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